L’enfant prodige

J’ai croisé les blessures sanguines d’un mal avéré. La vue de ce flux est insupportable et me soulève le coeur. Je ne puis me décider à porter secour. Pourtant je me sens bien. Et je me sens mal. Dans mon cocon charnel de chaleur voluptueuse, je ne laisse entrer le froid. L’égoïsme est plus fort que mes principes. Mes appétits d’amour sont aussi aiguisées que la lame ensanglantée que je glisse entre mes seins. Je condamne à l’exil ma folie passagère de bonheur. La prhétie était juste : « L’innocent qui croisera mon chemin aux senteurs aphrodisiaques, soufrira de mille maux ». Déjà deux victimes. La troisième est en route et ignore son destin. Je ne puis révéler concrètement de quoi demain sera fait. Mais les portes s’ouvrent sur mon passage, et l’avenir, habituellement discret, sans la moindre retenue me montre sa splendeur. Bientôt trois hommes rejoindront les premiers. que quelqu’un achève mes actes et cesse cette machination venue du malheur absolue : mon parrain, celui qui m’a consu, celui qui m’utilise comme cobaye, et rit de mes exploits. Je suis son enfant prodige.

Publié dans : souffle |le 13 mai, 2007 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 16 mai, 2007 à 18:32 Melampyre écrit:

    Dark and wonderful.

    Just, Takhisis Melampyre.

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