Archive pour la catégorie 'souffle'

Retrouvaille

L’isolement d’une absence trop longue, laisse tout les sens en émoi. Aiguisé par un appétit profond de ta seule présence, un élan me guide vers toi. Enfin pouvoir respirer, appuyer sur ton propre souffle, et me délecter de ton odeur. Enfin pouvoir te gouter. Ta peau, tes lèvres, que j’embrasse avec ferveur. Enfin tes mains se promènent sur ce corps frissonant d’un désir impatient, d’une union, d’un rituel connu depuis la fin des temps. Sentir tes doigts partir à la découverte de ce que tu connais déjà d’instinct, et le redécouvrir chaque fois avec émerveillement. Tes mains se poser docilement, attirées par cette chaleur montante, et caresser tendrement, lentement, afin de ne pas perdre un instant de ces retrouvailles charnelles. Les fibres de coton et de lin tombent à terre pour laisser surgir la plus merveilleuse des matières créées. Cette matière mouvante, changeante, réagissant à tout ce qui l’entoure: le son, le toucher, le gout, l’odeur et la vue. Les 5 sens se réveillent les uns après les autres afin de permettre aux pulsions animales, le libre terrain de s’étendre à l’ensemble du lieu de culte. Emportés dans un toubillon d’amour, ni le temps, ni le lieu n’a d’importance, que ce moment d’intimité qui nous est trop souvent volé.

Publié dans:souffle |on 16 mai, 2007 |1 Commentaire »

L’enfant prodige

J’ai croisé les blessures sanguines d’un mal avéré. La vue de ce flux est insupportable et me soulève le coeur. Je ne puis me décider à porter secour. Pourtant je me sens bien. Et je me sens mal. Dans mon cocon charnel de chaleur voluptueuse, je ne laisse entrer le froid. L’égoïsme est plus fort que mes principes. Mes appétits d’amour sont aussi aiguisées que la lame ensanglantée que je glisse entre mes seins. Je condamne à l’exil ma folie passagère de bonheur. La prhétie était juste : « L’innocent qui croisera mon chemin aux senteurs aphrodisiaques, soufrira de mille maux ». Déjà deux victimes. La troisième est en route et ignore son destin. Je ne puis révéler concrètement de quoi demain sera fait. Mais les portes s’ouvrent sur mon passage, et l’avenir, habituellement discret, sans la moindre retenue me montre sa splendeur. Bientôt trois hommes rejoindront les premiers. que quelqu’un achève mes actes et cesse cette machination venue du malheur absolue : mon parrain, celui qui m’a consu, celui qui m’utilise comme cobaye, et rit de mes exploits. Je suis son enfant prodige.

Publié dans:souffle |on 13 mai, 2007 |1 Commentaire »

Je te veux.

Amoindri les sensations d’abandons que je redécouvre chaque fois que je me retrouve dans tes bras. Evanouie les doutes intérieurs de me savoir aimer de toi. Je ne supporte pas la distance qui nous sépare chaque jour passant. Ta tendresse, tes caresses, tes baisers, insupportable de ne pouvoir en profiter quotidiennement. Je te veux près de moi. Je te veux avec moi. Je te veux contre moi. Je te veux toi.

Mon existence nocturne est perturbée par ton absence. Le lit immense, les draps froids. Je suis incapable de me réchauffer sans toi. Rejoins moi. Réchauffe moi par ta peau contre la mienne. Eteins ma soif de baisers. Laisse tes doigts parcourir mon corps. Laisse leur insassiable curiosité découvrir ce terrain qui t’est offert. Puis laisse toi entièrement aller à la découverte de moi.

 

Publié dans:souffle |on 26 avril, 2007 |3 Commentaires »

Je et Il

Les nuits de cauchemar perturbent mon sommeil. En ce lieu je ne puis connaitre la paix. Arrassée par la fatigue je me bas contre l’obscure isotérisme qui me dépossède. Je cherche le remède qui me libèrera de son emprise. En attendant il me visite la nuit, se confond avec les ombres mais sa noirceure le rang reconnaissable. Sa présence m’insupporte. Je ne supporte pas qu’il pose son venin sur moi. Mais pire encore. Je serais peut être celle qui détient la clef de sa libération.

Il est dotée d’une force énergétique incomparable entre celles que j’ai pu croiser. Il est incapable de communiqué et pourtant je le comprend. Je pensai qu’il souhaitait m’éloigner d’une personne qui m’est chère. Mais je me suis rendue compte qu’il cherchait à m’éloigner de moi même. Et il y réussi. Il me pousse à commettre la faute irréparable. Celle qui lui permettra de déferler sur les victimes qu’il aura choisi librement.

Né d’un sortilège mal conduit durant le rituel, il est doté d’une pensée. Est-il bon ou mauvais. A bien y réfléchir il ne me fait pas de mal. Juste quelques contacts physiques ici et là. Mais il m’effraie quand il cherche à se faire une place au chaud dans mon âme. Il m’a permis de grandir au sein de ma communauté. Je souhaitais rester inexpérimenter et sans aucun talent. Je ne peux plus faire marche arrière. Je me retrouve dans l’obligation d’apprendre ce que je réfutais. Afin qu’il disparaisse.

Publié dans:souffle |on 20 avril, 2007 |1 Commentaire »

Cher journal

Cher journal, Je suis sur un lit d’hôpital,
le docteur dit que c’est une Opération très difficile
et je ne pourrais peut-être pas la faire.
Mon copain n’est toujours pas arrivé..

Cher journal, L’Opération est finit,
les docteurs disent que tout s’est bien passé
mais lui (mon copain) n’est toujours pas arrivé..

Cher journal, Une semaine est passée,
je vais bien mais mon copain n’est toujours pas venu,
à présent je vais aller chez lui , il me préoccupe beaucoup…

Cher journal, Je suis allée chez lui et il n’y avait personne.
Je suis entrée. Sur la table il y avait un mot qui disait:

« Mon amour, mon coeur ne bat plus en moi mais
je suis content de te l’avoir donner à toi… Je t’aime »

(Trouver par Jed sur un blog qui n’en indique pas la provenance)

Publié dans:souffle |on 17 avril, 2007 |4 Commentaires »

Je suis un monstre

La plénitude est une sensation qui m’est devenue inconnue. Je voulais d’une vie sans attache, sans chaine. Mais je traîne mes chaines dans la boue fétides des marais pestilentiels. Et j’ai le malheur d’être rejoint par des êtres exceptionnels, que je cherche à éloigner de ma malveillance abjecte. Je n’apporte que la peine aux personnes que j’aime. Je porte en mon sein une arme de destruction. Qui donne une torture morale inconcevable. Apporte des idées de sentences mortelles aux plus belles émotions.

Je suis une meurtrière. J’ai plongé dans le coeur, au hasard des rencontres, une lames acérée. Dans une partie de l’anatomie, qui permet un achèvement d’une lenteur extrème. Atteindre une souffrance supprème. Je jouie de cette vision apocaliptique. J’y trouve un plaisir véritable et plonge dans un cauchemar sanglant. Je me lave dans ce sang. Ce liquide épais, chaud, collant entre mes doigts, coulant sur mon visage et ma peau nue.

J’ai failli me pendre une fois. La corde m’enserrait la gorge. Je l’ai effilé à coups d’ongles. Six mois d’acharnement. Mes ongles. Mes si beaux ongles. Ils ont du mal à repousser. Mes ongles sont mon miroir. Abimés. Dangereux. Sales. Comme mon âme noire. Je suis un monstre de la modernité humaine. La machine accomplie de la cruauté de l’évolution et des meurses.

Publié dans:souffle |on 27 mars, 2007 |1 Commentaire »

Les mains

Les raies de lumière brisent l’équilibre de l’obscurité. Les mains tendues apparaissent, invitant aux aventures éphémères. Une seule est reconnaissable. Une seule s’appose doucement avec perfection sur les courbes. Laquelle est-ce? Quand on se promène en aveugle, peu importe le jour où la nuit. Seules comptent les facultés instinctives de reconnaissances sensorielles, pour la fraiche intimité découverte du seul être compatible dans le jeu de la volupté.

Des mains sont écartées provisoirement. Des mains sont écartées définitivement. Des mains sont empoignées un moment. Un temps limité. Jusqu’au jour où l’unique main tant recherchée, se retrouve dans la nôtre. Un bien être envahissant, invitant à l’abandon de soi nous est offert. Il est doux, tendre, aimant et effrayant. L’acceptation d’autant de bonheur est difficile. Et la fuite prépondérante devient la seule issue.

Lâcher cette main. Repérer son emplacement. Ne pas la perdre de vue. ne pas s’en éloigner. Tourner autour en saisissant d’autres mains. Trouver un malin plaisir à faire patienter l’accomplissement d’une vie d’errance. Et profité une dernière fois des futilités abondantes d’exentricité, avant d’entrer pleinment dans la lumière.

Publié dans:souffle |on 27 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Un jeu innocent

Un ami cher au delà du concevable

Venue pour un projet, un travail

Première journée de retrouvailles

De taquinements effroyables

Les heures s’écoulent inébranlables

Témoins d’un rapprochement certains et inavouables

Contacts timides mais déjà connaisseurs

De la moindre parcelle de la douceur d’une fleur

Un isolement insolite non commandité

Une partie, un jeu innocent de la volupté

L’éternité s’empare du temps

Le transformant en un doux moment

Les étoffes glissent sur la peau satinée

Union émérite du feu et de l’eau confirmée

Révélation au jour caché aux communs des mortels

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Publié dans:souffle |on 27 février, 2007 |7 Commentaires »

Scène

Besoin d’une épaule pour pleurer

Un soutient aussi minime soit-il

Un encouragement trop épuiser

Noir dessein d’une vie futile

Un rêve coule dans les ténèbres

Incapacité de le sauver

Un tourbillon d’épines me submerge

Le chemin manque de luminosités

Les lanternes éclairées et bienfaisante sont rares

La combativité est trop importante

Je suis faible et trop avare

Le jeu et la scène me hantent

Je veux prouver que je ne me suis pas trompée

Sortir du lot et briller

Mais c’est une destination hors de ma portée

Une simple indication de la route à suivre

Et je la prendrai sans protester

Dans les larmes où la joie suivant mon avenir

Mais cessez de me torturer

Mes illusions grandissantes s’éteignent

Mes amis matériels sont trop éloignés

Un isolement sans aide

Une sombre chute vers le fatalité

Publié dans:souffle |on 12 février, 2007 |3 Commentaires »

Le bonheur

Un crépuscule étincelant dans une nuit orageuse

Un sourire au milieu des larmes

Un geste doux dans les violences nombreuses

Un drapeau blanc émergeant des armes

Une caresse abattant les coups

Une surprise exhaltant la monotonie

Un baiser contre une morsure de loup

Un rêve exaucé dans la réalité infini

Une main tendue face au désespoir

Un ami fidèle non allié à l’adversité

Une gourmandise assouvie inexutoire

Un amour partagé aux yeux du monde entier

Publié dans:souffle |on 5 février, 2007 |2 Commentaires »
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